Dieu que
le ciel n 'est pas là -bas
Quand on s 'achar
ne à le crever
Il s 'écrase en pleine pampa
S 'enroule aux arbres,
aux bois flottés
Je brasse du vent tout com me toi
Accro ché aux ains sous les pales
D 'un bouche qui pleure d 'la cachaça
J 'aime le soleil
des arrières sales
Je n 'ai rien à te rapporter
Nathan,
Nathan
N 'est pas vilain s 'embarrasser
de cartes postales
Écoute mes yeux car
eux seuls te diront
Ce que t 'aise mes bulles,
les bulles les plus profondes
Écoute mes yeux car
eux seuls te diront
Des secrets orageux qui s
'en viennent et s 'en vont
Dieu que le ciel n 'est pas là -bas
Allon gé sur la cano pée
Il joue aux dés, aux baccarats
Pis son broutole dé chirée
Un ciel si bas que la musique
Renvoie sur leurs petits nua ges
Les beaux,
les belles et leurs loustiques
Avec les oiseaux de passage
Je n 'ai rien à te rapporter
Nathan,
Nathan
N 'est pas vilain à 'embarrasser
De cartes postales
Écoute mes yeux car
seul te diront
Ce que t 'aise mes bleus,
les bleus les plus profonds
Écoute mes yeux,
car eux seuls te diront
Tes secrets orageux qui sont
bien et sont bons
Dieu que le ciel n 'est pas là -bas
On voudrait tou jours décol ler
Et ça tout le monde s 'y emploie
L 'alcool, danseuses et l 'été
De cette pointe brésilienne
Qui pique l 'Atlantique
dans son dos
De cette sud -américaine
Qui se prélasse au bord de l 'eau
Je n 'ai rien à te rap porter,
Nathan,
Nathan
N 'épabilas, embarrassé
De cartes postales
Écoute mes yeux car
eux seuls te diront
Ce que t 'aimes est bleu,
bleu et plus profond
Écoute mes yeux car
eux seuls te diront
Tes secrets orages qui sont
vides et sont bons
Merci